Récollection du service missionnaire : transmettre notre joie de croire

Samedi 14 mars 2020, le service "Mission universelle – Eglises du monde" animait une journée sur « l’urgence de la mission » à Angers. Actualité sanitaire oblige, la récollection a été réduite à la matinée et vécue en petit comité, l’occasion d’aller à l’essentiel et de vivre les échanges en profondeur.
Le lieu annonçait déjà la couleur : la récollection était organisée chez les sœurs missionnaires de l’Evangile, site de Saint-Charles à Angers. Autour d’un café, ce temps improvisé a permis aux onze participants venus du diocèse et de plusieurs pays, d’aller à l’essentiel sur le thème de la mission. Après un tour de table où chacun a pris le temps de témoigner de son expérience missionnaire, l’intervenante Sr Anne-Véronique Dauvisis (congrégation des Serviteurs de l’Evangile de la Miséricorde de Dieu), a redonné les fondamentaux de notre devoir missionnaire.

La joie de croire nous pousse à l’annoncer

Récollection samedi 14 mars

Pour Sr Anne-Véronique, si nous réalisons que Dieu est présent en chacun de nous, nous n’aurons qu’une envie c’est de courir l’annoncer (« J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé » dit saint Paul). L’Eglise est missionnaire par essence : elle existe pour annoncer au monde cette bonne nouvelle qui ne peut être tue. Et pour le pape François, cette « vérité ne se démode pas ».

La mission : dépoussiérer le trésor caché dans les cœurs

Or parfois, nous sommes découragés par le manque de foi de nos contemporains… Ainsi commence le devoir missionnaire : faire découvrir l’existence de Dieu dans le cœur de chacun.
Dans cette dynamique pleine d’espérance pour l’humanité, le pape écrit dans Gaudium et spes que « les espoirs et les tristesses des hommes d’aujourd’hui sont aussi ceux de l’Eglise car il n’y a rien d’humain qui ne touche le cœur de Dieu ». Poussés par cette certitude d’être créés à son image et que nous comptons pour Dieu, nous sommes finalement « en stage d’amour » sur la terre.

A l’heure du Coronavirus : demeurer en paix, tout est entre les mains de Dieu

Aujourd’hui, face à l’actualité difficile, des chrétiens habités de cette certitude de « demeurer entre les mains de Dieu quoi qu’il arrive… » n’hésitent pas à renfiler la blouse pour aider dans les hôpitaux (soignants retraités venus en renfort). Dieu nous dit : « je n’ai plus de mains, mais j’ai les tiennes ».

Partage autour de la mission

Nos bonnes actions rejaillissent sur le monde entier : c’est le corps mystique du Christ

Nous sommes le corps mystique du Christ. « Nos pas marchent dans une rue mais notre cœur bat dans le monde entier » a écrit Madeleine Delbrêl. Chaque petite action réalisée par une personne de bonne volonté, c’est de l’oxygène pour le monde entier, explique encore Sr Anne-Véronique. Comme l’a dit Ste Thérèse de Lisieux depuis la chambre de son Carmel : « si je cesse d’aimer, les missionnaires n’auront pas la force d’annoncer ».
Revigorés par cet enseignement, les participants ont récité avant de se quitter la « prière missionnaire » (spip) des Serviteurs de l’Evangile de la Miséricorde de Dieu (SEMD).
Pour en savoir plus
Tract du service "Mission universelle - Eglises du monde"
Prière missionnaire (source : congrégation SEMD)